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USA : SANCTIONS A L'ENCONTRE DE LA RUSSIE

A lire également :

 

- UNION EUROPEENNE : SANCTIONS A L'ENCONTRE DE LA RUSSIE

- RUSSIE : RÉPONSE AUX SANCTIONS DES USA et DE L'UNION EUROPÉENNE 

 

Les sanctions occidentales poussent la banque Morgan Stanley à réduire ses activités en Russie...

07/05/2019 : La banque Morgan Stanley réduit ses activités en Russie
La banque d'affaires américaine Morgan Stanley va réduire ses activités et ses effectifs en Russie, notamment à cause des sanctions occidentales contre la Russie qui "compliquent" l'accès aux capitaux internationaux.


Après une première annonce en décembre, la filiale russe de la banque a confirmé sa décision de "restructurer son business en Russie en liquidant la banque, en annulant la licence bancaire et en transférant le business dans une nouvelle entreprise", qui rendra des services de conseil sans besoin de licence. "Début 2014, les Etats-Unis et l'Union européenne ont introduit plusieurs paquets de sanctions envers certains fonctionnaires, hommes d'affaires et organismes russes. Ces faits ont compliqué l'accès du business russe aux marchés de capitaux internationaux", indique la banque dans son rapport annuel 2018 publié lundi soir.
 

"L'impact des changements sur les résultats futurs de la banque peut s'avérer important", ajoute ce rapport. Le retrait, qui concerne notamment les opérations boursières et celles sur le marché des changes, devrait être effective au premier trimestre 2020. Dans son rapport de 2018, Morgan Stanley a rapporté au 1er janvier 2019 des actifs d'une valeur de 9,7 milliards de roubles (133 millions d'euros au taux actuel), soit moins d'un tiers qu'un an auparavant (30,7 milliards de roubles).


Le capital de la banque au 1er janvier 2019 a pour sa part légèrement augmenté d'1,7% à 5,9 milliards de roubles (81,6 millions d'euros) par rapport à l'année précédente. Selon une source proche de la banque, Morgan Stanley - qui emploie une soixantaine de personnes à Moscou - conservera une partie de ses effectifs sur place, en transférera certains à Londres et en licenciera d'autres...

https://trends.levif.be/economie/banque-et-finance/la-banque-morgan-stanley-reduit-ses-activites-en-russie/article-news-1133995.html

17/04/2019 : L'oligarque russe Deripaska veut sauver les camionnettes GAZ des sanctions (AFP)

Dans l'usine automobile géante GAZ, l'oligarque russe Oleg Deripaskane mâche pas ses mots: sans concession d'ici l'été des Etats-Unis qui le sanctionnent, le premier constructeur russe de véhicules utilitaires n'a "aucune chance de survie".

Pour ce groupe aux 40.000 employés répartis sur 13 sites, "les temps sont rudes", reconnaît le massif milliardaire de 51 ans, connu pour son franc parler, qui fait partie des hommes d'affaires réputés proches du Kremlin sanctionnés par Washington en avril 2018.

Depuis, le Trésor américain a retiré de sa liste noire la holding En+, le géant de l'aluminium Rusal, et Eurosibenegro au prix d'un désengagement de la part d'Oleg Deripaska. Mais pour GAZ, assembleur des légendaires modèles soviétiques Pobeda ou Volga et aujourd'hui surtout réputé pour ses solides fourgons Gazelle, un délai expirant début juillet a été accordé pour permettre aux partenaires de l'entreprise d'éviter de se trouver dans le collimateur de la justice américaine.

"Le 4 juillet est littéralement le dernier jour où cette usine pourra fonctionner", résume l'homme à la presse lors d'une visite de l'usine géante du groupe à Nijni-Novgorod, sur la Volga, devant les ouvriers de laquelle Vladimir Poutine avait annoncé fin 2017 sa candidature à la présidentielle.

D'ores et déjà, le constructeur est déjà "très affecté". "Travailler dans un environnement où l'on ne peut pas signer de nouveaux contrats ou se développer, bien sûr que c'est dur", affirme-t-il, soulignant que "l'usine a quand même réussi à survivre l'année dernière avec beaucoup de pertes".

Le coup est dur pour le groupe qui avait traversé une période difficile après la crise de 2008, surmontée grâce à un plan de redressement drastique sous la houlette d'un ancien dirigeant de General Motors. Mais aussi pour les partenaires occidentaux de GAZ, qui dispose de contrats de licence avec VolkswagenMercedes et Daimler, et qui utilise entre 30 % et 40 % de composants étrangers.

Avec ses alliés, l'entreprise russe avait investi 500 millions d'euros depuis 2012 pour se moderniser.

Washington silencieux

"Beaucoup de partenaires ont arrêté de travailler avec GAZ", indique M. Deripaska. Il cite Daimler qui a fermé sa ligne de production dans l'usine, où seulement trois autres lignes de production fonctionnent aujourd'hui. Il évoque également "une énorme pression des banques".

Pour sauver l'entreprise, il se dit prêt à renoncer au contrôle de GAZ, comme il l'a fait pour le géant de l'aluminium Rusal, et affirme l'avoir proposé aux autorités américaines, qui ne donnent "aucun signe": "Il n'y a pas de négociation. C'est le problème".

"Le problème est que cette entreprise est encore importante pour eux", pour "montrer du sang au Congrès" américain, avance-t-il.

Lui-même porté plainte en mars contre le Trésor américain et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, affirmant avoir perdu plus de 80 % de sa fortune depuis le début des sanctions, soit 7,5 milliards de dollars.

"Le discours sur la Russie est bon à exploiter dans la politique intérieure et (les autorités américaines) l'utilisent au maximum", s'indigne-t-il. "En réalité la situation est simple. Ils ont commis une erreur avec l'aluminium et ils souffrent (...) ils ont fait un pas en arrière. Mais pour cette structure (GAZ), ils n'ont pas ce problème".

Pour appuyer sa cause, GAZ rappelle sa naissance en 1929, fruit d'un contrat signé avec l'américain Ford, pour la création d'une usine à Nijni-Novgorod. Depuis 1932, l'entreprise a produit plus de 18 millions de véhicules.

M. Deripaska espère voir ses chances renforcées par le rapport Mueller qui a conclu récemment à une volonté de Moscou d'influencer l'élection présidentielle américaine mais pas à une entente entre Donald Trump et la Russie.

"J'ai été puni uniquement parce que je suis un homme d'affaires russe, il n'y a pas d'autre explication", tempête Oleg Deripaska. "Vous prétendez vraiment que notre président va fléchir, quelles que soit les circonstances ? C'est impossible. C'est une erreur mystérieuse des Etats-Unis de prendre le peuple russe en otage".

https://www.lepoint.fr/automobile/l-oligarque-russe-deripaska-veut-sauver-les-camionnettes-gaz-des-sanctions-17-04-2019-2308085_646.php

Executive Order on the President’s Continuation of the National Emergency with Respect to Ukraine

 

 Issued on: 

 

 

On March 6, 2014, by Executive Order 13660, the President declared a national emergency pursuant to the International Emergency Economic Powers Act (50 U.S.C. 1701-1706) to deal with the unusual and extraordinary threat to the national security and foreign policy of the United States constituted by the actions and policies of persons that undermine democratic processes and institutions in Ukraine; threaten its peace, security, stability, sovereignty, and territorial integrity; and contribute to the misappropriation of its assets.

 

On March 20, 2014, the President issued Executive Order 13662, which further expanded the scope of the national emergency declared in Executive Order 13660, as expanded in scope in Executive Order 13661, and found that the actions and policies of the Government of the Russian Federation, including its purported annexation of Crimea and its use of force in Ukraine, continue to undermine democratic processes and institutions in Ukraine; threaten its peace, security, stability, sovereignty, and territorial integrity; and contribute to the misappropriation of its assets.

 

On December 19, 2014, the President issued Executive Order 13685, to take additional steps to address the Russian occupation of the Crimea region of Ukraine.

 

The actions and policies addressed in these Executive Orders continue to pose an unusual and extraordinary threat to the national security and foreign policy of the United States.  For this reason, the national emergency declared on March 6, 2014, and the measures adopted on that date, on March 16, 2014, on March 20, 2014, and on December 19, 2014, to deal with that emergency, must continue in effect beyond March 6, 2018.  Therefore, in accordance with section 202(d) of the National Emergencies Act (50 U.S.C. 1622(d)), I am continuing for 1 year the national emergency declared in Executive Order 13660.

 

This notice shall be published in the Federal Register and transmitted to the Congress.

 

DONALD J. TRUMP

THE WHITE HOUSE,

March 2, 2018

20 DÉCEMBRE 2017 : Le monde des affaires russe se prépare aux nouvelles sanctions américaines (attendues en février 2018), par ANASTASIA SEDUKHINA 

VLADIMIR POUTINE PRATIQUANT LE JUDO. CRÉDITS : KREMLIN.RU

L’économie russe se prépare aux nouvelles sanctions que les États-Unis doivent annoncer en février prochain. Des millionnaires aux managers lambda, beaucoup s’inquiètent du contenu de celles-ci, même s’il reste pour l’heure très flou.

La « loi pour contrer les adversaires de l’Amérique au moyen de sanctions » (CAATSA, Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act) a été signée par le président Donald Trump en août 2017. Le document donne au Trésor américain, au directeur du renseignement national et au secrétaire d’État 180 jours, soit jusqu’à février 2018, pour rédiger un rapport final dont dépendra l’adoption de nouvelles sanctions contre des personnalités et des entreprises russes.

Le rouble en péril ?

L’adoption de nouvelles sanctions ne fait pratiquement aucun doute pour personne. Reste à savoir à quel point l’économie russe sera touchée. Selon le scénario le plus pessimiste, les étrangers se verront interdire l’achat d’obligations d’État russes. Dans le rapport, dont dispose le quotidien RBC, Bank of America (BofA) qualifie cet événement de « cygne noir », faisant référence à la théorie développée par l’économiste et essayiste Nassim Taleb. BofA considère ce nouveau train de sanctions comme la menace principale pesant sur la Russie en 2018.

Au 1er décembre, la part des non-résidents dans le volume total des obligations d’État a atteint 33,2 %, soit 37,2 milliards de dollars, selon la Banque centrale de Russie. En cas d’élargissement des sanctions, il importe de savoir si celles-ci concerneront toutes les obligations ou uniquement les nouvelles.

L’interdiction de nouveaux investissements privera le budget d’environ 15 milliards de dollars, estime Denis Poryvaï, ancien vice-président de Raiffeisenbank.

Une interdiction totale pourrait être un « choc considérable » pour le pays, d’après Alexandre Koudrine, directeur du département analytique de Sberbank CIB. « Je ne pense pas que la Russie s’en remettrait rapidement », a-t-il confié à l’agence TASS.

Si ce scénario se produit, la fuite des capitaux s’élèvera à 35 milliards de dollars, soit le montant que la Russie devra acheter aux non-résidents pour quitter le marché et rembourser les obligations.
Si la théorie du « cygne noir » se concrétise, le rouble sera le grand perdant de l’histoire et pourrait connaître une chute comparable à celle de décembre 2014, selon les experts russes de BofA. Ces derniers précisent toutefois qu’en l’absence de dégringolade du cours du pétrole, l’impact ne sera pas aussi significatif.

Un tel déroulement des événements reste cependant très peu probable, soulignent les experts de la banque et les économistes russes.

 

Comptes personnels

Les personnalités figurant au classement Forbes des milliardaires russes sont celles que l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions préoccupe le plus. Selon le site d’information The Bell, les oligarques engagent des juristes et des avocats et cherchent des contacts à Washington pour connaître le contenu du rapport et mettre leurs actifs à l’abri.

D’après la loi CAATSA, les autorités américaines doivent dresser la liste des principaux acteurs de la politique étrangère russe et des oligarques proches du pouvoir, déterminer l’état de leurs relations avec le président Vladimir Poutine et d’autres membres de l’élite dirigeante, et identifier d’éventuels signes de corruption dans leurs activités. Des sanctions personnelles pourraient être introduites à l’encontre des individus figurant sur cette liste. Elles incluent en général une interdiction d’entrée sur le territoire américain, un gel des avoirs et une interdiction de financement.

Après le rattachement de la Crimée à la Russie et le début du conflit au Donbass, les États-Unis ont adopté de premières sanctions contre des oligarques russes, dont Arkadi et Boris Rotenberg, Guennadi Timtchenko et Iouri Kovaltchouk. Les quatre font partie des plus grandes fortunes de Russie et, selon les États-Unis, du « cercle proche de Vladimir Poutine ».

Le président russe a lui-même reconnu que les hommes d’affaires visés par les sanctions étaient de « bons amis ». Dans son enfance, Vladimir Poutine a d’ailleurs pratiqué le judo avec les frères Rotenberg.

 

Les apparitions publiques communes du président, de Guennadi Timtchenko, ex-propriétaire du trader pétrolier Gunvor, et de Iouri Kovaltchouk, copropriétaire de la banque Rossiya, ne permettent pas de déterminer le degré d’amitié les unissant. Toutefois, à en juger par les actions de Vladimir Poutine, les trois hommes sont relativement proches. Peu de temps après l’entrée en vigueur des sanctions, lors de la Ligne directe du printemps 2014, le président a déclaré que l’épouse de Guennadi Timtchenko n’avait pas pu payer une opération chirurgicale parce que sa carte de banque avait été bloquée. Iouri Kovaltchouk a quant à lui annoncé, quelques jours après l’introduction des sanctions, qu’il ouvrirait un compte au sein de la banque Rossiya, où serait versé son salaire.

La liste des proches de Poutine sous sanctions pourrait s’allonger. Selon les médias russes, elle pourrait inclure Oleg Deripaska, situé à la 23e position du classement Forbes et propriétaire du géant russe de l’aluminium Rusal. L’oligarque est soupçonné de liens avec Paul Manafort, ex-directeur de campagne de Donald Trump faisant actuellement l’objet d’une enquête aux Etats-Unis.
Mikhaïl Fridman, actionnaire majoritaire d’Alfa Group, pourrait également bientôt figurer sur liste noire. Sa fortune s’élève à 14,4 milliards de dollars, ce qui en fait le septième plus grand milliardaire russe selon Forbes.

Parmi les victimes potentielles, on peut également évoquer Alicher Ousmanov, actionnaire majoritaire de la société sidérurgique Metalloinvest et de l’opérateur de téléphonie mobile Megafon, qui a longtemps dominé le classement Forbes, ainsi que Roman Abramovitch, propriétaire du club de football Chelsea et de l’entreprise sidérurgique russe Evraz.

L’entreprise d’un homme d’affaires sur liste noire n’est pas automatiquement visée par des sanctions, mais les deux vont souvent de pair. Exemples éloquents : la banque Rossiya de Iouri Kovaltchouk et SMP Bank de Boris Rotenberg.

Par ailleurs, des sanctions dites « secondaires » seront probablement introduites, soit l’interdiction de travailler avec des personnes et des sociétés sur liste noire. Des banques et des entreprises étrangères coopérant avec les Russes pourraient ainsi également être victimes des restrictions américaines.

Les Etats-Unis ont déjà introduit des sanctions secondaires contre l’Iran et la Corée du Nordet veillent attentivement à leur respect sous peine de lourdes amendes. Rappelons celle record de 8,9 milliards de dollars infligée à BNP Paribas pour collaboration avec l’Iran et Cuba.

Que faire ?

Ces derniers mois, les médias russes ont écrit à plusieurs reprises que les oligarques se préparaient à l’introduction de restrictions américaines et ont par exemple vu dans la vente d’actifs par des milliardaires russes une façon de se mettre à l’abri. Certains journaux ont même été jusqu’à dire que le divorce de Roman Abramovitch et de Daria Joukova pourrait être lié aux sanctions qui risquent de viser l’oligarque.

Selon Reuters, des chefs d’entreprise russes ont suggéré la création d’obligations spéciales émises par le ministère russe des finances leur permettant de rapatrier leur argent en Russie. D’après l’agence de presse, ces obligations en devises étrangères offriront un rendement supérieur aux taux d’intérêt et leurs détenteurs pourront garder l’anonymat. Le ministère des finances a refusé de commenter ces informations.

Le gouvernement autorise pour sa part les entreprises publiques à ne pas divulguer le nom de leurs fournisseurs lors de marchés publics. Selon Vedomosti, cette mesure permettra au ministère russe de la défense et aux entreprises sous sanctions de ne pas devoir transmettre au Trésor américain de données sur leurs fournisseurs. En outre, à partir du 1er juillet 2018, tous les appels d’offres du ministère de la défense, du FSB et du Service des renseignements extérieurs seront réalisés en régime fermé.

Dès septembre dernier, la Banque centrale a étudié les conséquences d’une interdiction d’achat d’obligations d’Etat. Après avoir mené des tests de résistance, le régulateur a conclu que cette mesure restrictive ne comportait aucun risque « systémique » pour le secteur bancaire. L’organisme a refusé de divulguer les détails de cette enquête.

Par ailleurs, il n’est pas exclu que le « cygne noir » se fasse voler la vedette par un « cygne blanc ». D’après BofA, si l’économie russe redémarre et que la « règle budgétaire » est appliquée (selon laquelle une partie des revenus pétroliers est transférée vers le Fonds de réserve), la note de crédit de la Russie pourrait de nouveau faire partie de la catégorie « investissement ». Actuellement, seule l’agence Fitch donne au pays une note BBB-, Moody’s et S&P l’ayant abaissée au rang « spéculatif ».

https://www.lecourrierderussie.com/international/2017/12/monde-affaires-nouvelles-sanctions-americaines/

21 août 2017SUSPEND TEMPORAIREMENT LES OCTROIS DE VISAS EN RUSSIE

Il s'agit d'une réponse des États-Unis en riposte aux sanctions ordonnées par Moscou qui a réduit le personnel diplomatique américain en Russie.

Les Russes risquent d'avoir des difficultés à se rendre aux États-Unis dans les prochaines semaines. L'octroi de visas pour les États-Unis sera temporairement suspendu en Russie à partir de mercredi en raison de la réduction du personnel diplomatique ordonnée par Moscou en riposte aux sanctions, a annoncé lundi l'ambassade américaine.

 

«En raison de la limite imposée par le gouvernement russe sur le nombre de personnel diplomatique autorisé à se trouver en Russie, toutes les opérations liées aux visas hors immigration seront suspendues le 23 août», a indiqué l'ambassade dans un communiqué. «Les opérations reprendront le 1er septembre à Moscou, mais les opérations dans les consulats américains (dans les autres villes russes) resteront suspendues indéfiniment», a-t-elle ajouté.

 

Les États-Unis disposent de consulats à Saint-Pétersbourg, Ekatérinbourg et Vladivostok, en plus de Moscou, et ont émis plus de 190.000 visas pour des Russes en 2016. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dénoncé cette suspension comme «une nouvelle tentative de provoquer du mécontentement chez les citoyens russes à l'encontre des autorités russes», tout en excluant une mesure de représailles similaire de la part de Moscou.

Les relations entre les deux pays de plus en plus tendues

«Nous ne passerons pas notre colère sur les citoyens américains. Si quelqu'un espère qu'un mauvais exemple sera reproduit, il se trompe», a-t-il lancé lors d'une conférence de presse avec son homologue égyptien Sameh Choukri. Les mesures décidées par Washington resteront en vigueur aussi longtemps que les mesures imposées en juillet par Moscou, a précisé l'ambassade américaine. Les autorités russes avaient alors ordonné à Washington de réduire son personnel d'ambassade et de consulats de 755 personnes, pour le ramener à 455, au niveau des effectifs des représentations russes aux Etats-Unis. Elles ont également privé les diplomates américains de la jouissance d'une résidence en périphérie de la capitale russe et d'un entrepôt.

 

Ces mesures, d'une ampleur inédite, font office de représailles à la confiscation de deux propriétés de la diplomatie russe aux États-Unis et aux sanctions économiques votées par le Congrès américain contre Moscou, accusé d'ingérence dans l'élection présidentielle américaine de 2016.

 

«La décision russe de réduire la présence diplomatique des États-Unis met en doute le sérieux de la volonté de la Russie d'améliorer les relations» entre les deux pays, a poursuivi l'ambassade américaine, ajoutant qu'elle allait néanmoins «préserver un personnel suffisant pour mener à bien les tâches essentielles» en Russie.

En décembre dernier, Barack Obama avait déjà ordonné l'expulsion des États-Unis de 35 diplomates russes accusés d'être des membres des services de renseignement et de leur famille, et décidé la fermeture de deux sites diplomatiques russes à New York et dans l'Etat du Maryland.

http://www.leparisien.fr/international/washington-suspend-temporairement-les-octrois-de-visas-en-russie-21-08-2017-7204707.php

14.01.2017 : Obama proroge les sanctions contre la Russie, https://fr.sputniknews.com

Alléguant une menace «inhabituelle et extraordinaire», le président sortant américain Barack Obama a prolongé les sanctions contre la Russie jusqu’en mars 2018.

Barack Obama a prolongé les sanctions contre la Russie jusqu'au mois de mars 2018. Selon le président sortant, «  les actions et la politique de la Russie continuent de représenter une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis.  »

«  C'est pourquoi j'ai ordonné de maintenir les sanctions en conformité avec le décret 13660 concernant l'Ukraine  », a-t-il déclaré vendredi.

Ainsi, les sanctions contre la Russie sont prorogées jusqu'en mars 2018. Le décret 13660 a été publié le 6 mars 2014.

24 JUILLET 2017 :

L'UE DIVISÉE FACE AU PROJET DE NOUVELLES SANCTIONS US CONTRE MOSCOU, par Robin Emmott

BRUXELLES/MOSCOU (Reuters) - Les tentatives de Bruxelles pour riposter aux nouvelles sanctions contre la Russie projetées par les États-Unis qui pourraient affecter des entreprises européennes risquent de se heurter aux divisions entre États membres sur la ligne à adopter à l'égard de Moscou, estiment représentants de l'UE et analystes.

Un projet de loi approuvé par les dirigeants de la majorité au Sénat et à la Chambre des représentants aux États-Unis prévoit d'infliger des amendes aux entreprises aidant la Russie à construire des infrastructures permettant d'exporter de l'énergie.

La Maison blanche a fait savoir dimanche que le président américain Donald Trump était prêt à ratifier le texte s'il était approuvé par le Congrès.

Les entreprises européennes impliquées dans Nord Stream 2, un projet de gazoduc à 9,5 milliards d'euros destiné à transporter du gaz russe à travers la Mer Baltique, seraient sans doute affectées...

Plusieurs pays du nord de l'UE ont toutefois été soucieux de garantir les approvisionnements en gaz russe dont ils dépendent.

La Commission européenne examinera ses options mercredi, au lendemain du vote par la Chambre des représentants sur le projet de texte.

Markus Breyer, le directeur de la fédération patronale européenne Business Europe, a appelé Washington à "éviter des actions unilatérales qui affecteront principalement l'Union européenne, ses citoyens et ses entreprises".

Le français Engie, les groupes énergétiques allemands Wintershall et Uniper, la compagnie anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell et l'autrichien OMV figurent parmi les entreprises européennes impliquées dans le projet Nord Stream 2.

Confusion

Moscou s'inquiète des conséquences de nouvelles sanctions américaines qui pourraient affecter non seulement la Russie mais aussi des pays tiers, a déclaré le porte-parole du Kremlin...

Cette perspective a fait reculer le rouble lundi contre le dollar et contre l'euro, la devise russe tombant à plus bas de huit mois contre la monnaie européenne.

"Il va sans dire que nous attachons une très grande importance, comme nos partenaires européens, à la finalisation de ces projets et nous travaillerons dans ce sens", a poursuivi M Peskov.

La capacité de riposte de l'UE à d'éventuelles nouvelles sanctions américaines est toutefois limitée car elle ne dispose que de très peu de moyens d'actions qui n'exigent pas une décision unanime des 28.

Or, d'ex-pays du bloc de l'Est comme la Pologne ou les pays baltes sont peu susceptibles de voter en faveur de mesures de riposte destinées à protéger un projet comme Nord Stream 2 auxquels ils sont opposés car il accroît la dépendance énergétique de l'UE vis-à-vis de la Russie...

Londres... est réticente à défier le Congrès américain alors que la Grande-Bretagne se prépare à négocier un nouvel accord commercial avec les Etats-Unis dans le cadre du Brexit.

...Berlin veut que l'UE ajoute quatre ressortissants et des entreprises russes à sa liste noire en réponse au transfert en Crimée de turbines à gaz fabriquées par Siemens pour la Russie.

Avec la chute des échanges entre l'UE et la Russie, le maintien de l'unité sur les sanctions a déjà été mis à rude épreuve d'intérêts commerciaux concurrents.

La situation a encore empiré avec la perception d'un certain flottement de la diplomatie américaine après l'arrivée de Donald Trump à la maison Blanche, d'autant que les sanctions occidentales peinent à faire sentir leurs effets sur le terrain, la rébellion dans l'Est ukrainien, soutenue par Moscou, maintenant la pression sans relâche.

https://fr.reuters.com/article/businessnews/idfrkbn1a927v-ofrbs

 

25/03/2017 : Le porte-parole du Département d'État a annoncé que les États-Unis avaient introduit des sanctions contre huit entreprises russes conformément à la loi sur la non-diffusion des armes de destruction massive. Selon ses données, « les sanctions imposées sont le résultat de l'évaluation régulière des actions, conformément à la présente loi ».

Il a également souligné que « ces sanctions ne sont pas liées à de plus vastes restrictions économiques imposées après 2014 » suite au rattachement de la Crimée à la Russie.

Une nouvelle liste de sanctions comprend, entre autres, Rosoboronexport*, agence russe d'exportation d'armements, l'agence Aviaexport, spécialisée dans l'exportation de produits aéronautiques, le Bureau d'étude de construction de machines et Bazalt, chargé de la production de différentes munitions de guerre, ainsi que l'Académie aérienne militaire Zhukovskï et Gagarine.

D'après le site du Département d'État, les sanctions ont été introduites le 21 mars, mais n'ont été annoncées que le 24 mars. Dans le communiqué officiel on lit qu' « il s'agit de 30 entreprises étrangères et citoyens de dix pays ». Ces sanctions visent en particulier la Chine et les Émirats arabes unis.

Pourtant, au sein du Département d'État on n'a pas précisé en quoi consistaient les accusations contre la Russie.

https://fr.sputniknews.com/international/201703251030622947-sanctions-antirusses-usa/

*Rosoboronexport

06.09.2016 : Une partie de sanctions américaines contre l'Agence russe d'exportation d'armements a été levée.

Les États-Unis ont levé leurs sanctions contre l'Agence russe d'exportation d'armements (Rosoboronexport) concernant l'entretien des hélicoptères russes Mi-17 se trouvant en Afghanistan, a annoncé le directeur-adjoint  de l'Agence Sergueï Goreslavski.

Selon lui, les sanctions imposées le 2 septembre 2015 ont été levées.

"La décision a été prise pour la durée de deux ans, mais pourrait, en cas de nécessité, être prorogée par la partie américaine", a indiqué le responsable lors du forum Armée-206 qui se déroule aux environs de Moscou.

Selon le responsable, l'Agence a déjà conclu un contrat avec la compagnie tchèque LOM Prague visant à certifier techniquement  les quatre premiers hélicoptères.

Rosoboronexport est l'unique médiateur officiel russe pour l'exportation et l'importation de produits, technologies et services d'usage militaire.

Les Etats-Unis et leurs alliés se servent en Afghanistan  de plusieurs dizaines d'hélicoptères russes Mi-17 qui sont une version exportée du Mi-8.

 

Mais ne vous enquêtez pas !

Ni pour les USA ni pour Rosoboronexport…

Lisez plutôt cela :

 

https://www.state.gov/r/pa/prs/ps/2017/03/269084.htm

Iran, North Korea, and Syria Nonproliferation Act Sanctions

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Media Note

Office of the Spokesperson

Washington, DC
March 24, 2017

On March 21, the United States imposed sanctions on 30 foreign entities and individuals in 10 countries pursuant to the Iran, North Korea, and Syria Nonproliferation Act (INKSNA). 

Lire plus sur le documentd de 21/03/2017...

SANCTIONS des Etats-Unis à l'encontre de la Russie

1. dans le cadre de la sutuation en Ukraine/Crimée/Donbass

SANCTIONS AGAINST PERSONS CONTRIBUTING TO THE SITUATION IN UKRAINE AND
PROHIBITING CERTAIN TRANSACTIONS WITH RESPECT TO THE CRIMEA REGION OF UKRAINE

The Ukraine/Russia-related sanctions program implemented by the Office of Foreign Assets Control (OFAC) began on March 6, 2014

https://www.treasury.gov/resource-center/sanctions/Programs/Documents/ukraine.pdf

2. affaire "Magnitski"

PUBLIC LAW 112–208—DEC. 14, 2012
RUSSIA AND MOLDOVA JACKSON-VANIK
REPEAL AND SERGEI MAGNITSKY RULE OF
LAW ACCOUNTABILITY ACT OF 2012

 

Magnitsky Sanctions Listings; 4/12/2013

OFFICE OF FOREIGN ASSETS CONTROL

Specially Designated Nationals List Update

 

The following individuals have been added to OFAC's SDN List :

https://www.treasury.gov/resource-center/sanctions/OFAC-Enforcement/Pages/20130412.aspx

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