CUI BONO ?

02/02/2017, AFP

Le Trésor américain a amendé certaines sanctions portant sur la vente en Russie d'équipements de technologies de l'information comme des téléphones cellulaires et des tablettes…

L'OFAC autorise désormais "certaines transactions" avec la Russie en modifiant la directive d'avril 2015 prise par l'administration Obama. Celle-ci avait été adoptée pour contrer "des activités cybernétiques malveillantes".
La Maison Blanche s'est empressée de démentir que ces modifications constituaient un assouplissement des sanctions. "Je n'ai rien assoupli", a affirmé Donald Trump.


La nouvelle disposition vise à corriger des effets inattendus des précédentes sanctions, a expliqué jeudi une haute responsable du Trésor. Elle permet aux entreprises américaines d'obtenir des licences d'exportation vers la Russie pour des articles liés aux technologies de l'information comme des téléphones portables et des tablettes électroniques.
Pour exporter de tels produits, dont la vente en Russie a toujours été autorisée tant qu'ils ne comportaient pas de logiciels codés sophistiqués, les industriels doivent passer par une autorisation du FSB, l'agence gouvernementale des services secrets russes, qui demande de payer un droit.


Hors le FSB a été mis sur la liste noire des sanctions en décembre par l'administration Obama à la suite de l'affaire des emails piratés d'Hillary Clinton pendant la campagne électorale. Au titre de cette sanction visant le FSB, les ressortissants américains ne peuvent avoir des relations commerciales avec cette agence.
Devant les plaintes des milieux industriels, a expliqué le Trésor, l'OFAC a modifié la sanction en autorisant la vente de ces articles tant que les droits de licences d'exportation payés au FSB ne dépassent pas 5.000 dollars.
Selon Doug Jacobson, un avocat de droit commercial à Washington, cette modification "est très mineure". "Cela permet aux compagnies américaines", en Russie "d'obtenir des licences (...) pour importer certains logiciels et équipements de technologies de l'information comprenant des codages en Russie", a-t-il indiqué sur Twitter.
Cet ajustement de la règlementation intervient alors que le nouveau président Donald Trump a fait du rapprochement avec son homologue russe Vladimir Poutine l'une des priorités de son mandat. Il est récemment resté évasif sur une éventuelle levée des sanctions contre Moscou…

https://www.lorientlejour.com/article/1033086/le-tresor-americain-amende-certaines-sanctions-contre-la-russie.html

MOTEURS DE FUSÉES RUSSES: LES USA PRIS À LEUR PROPRE PIÈGE

15.05.2015 : En renonçant à l'importation de moteurs de fusées russes RD-180, les États-Unis ont été pris à leur propre piège, car ces moteurs sont incontournables pour réaliser certains programmes spatiaux. Selon un expert russe, cette situation fait penser à celle dans laquelle s'est fourvoyée la France avec les Mistral.

Le Pentagone demande au Congrès de s'expliquer. Les militaires veulent connaître les raisons qui ont poussé les parlementaires à interdire l'achat de moteurs de fusées russes RD-180. Le secrétaire à la Défense Ashton Carter et le chef du renseignement national James Clapper ont adressé des demandes ad hoc au Capitole.

En attendant, le président de la commission des forces armées du Sénat, John McCain, a fait comprendre qu'il ne permettrait pas de dépenser 300 millions de dollars provenant du budget national pour "financer le complexe militaro-industriel russe".

"La situation concernant l'importation de moteurs de fusées russes par les États-Unis me fait penser à la situation concernant les Mistral. Les responsables politiques occidentaux craignent beaucoup d'être accusés de ne pas appliquer les sanctions visant la Russie et de contribuer au renforcement du potentiel militaire russe", a déclaré l'expert sur les ondes de la radio Sputnik.

En réalité, les États-Unis ne peuvent tout simplement pas renoncer aux achats de moteurs de fusées russes sans risque de supprimer leurs propres programmes spatiaux.

"Pourquoi achètent-ils nos moteurs? Parce que leurs propres développements dans ce domaine n'ont pas abouti. Leurs vaisseaux spatiaux ont subi des accidents en raison de la faible fiabilité des moteurs. Voici pourquoi il a été décidé de les acheter à la Russie", a conclu l'expert.

http://fr.sputniknews.com/international/20150515/1016102346.html#ixzz3aaooRbJb

DES MOTEURS DE FUSÉE RUSSES POUR LE PENTAGONE

29.04.2015 : Le Pentagone a demandé au congrès américain de prolonger jusqu'en 2022 la durée d'exploitation des moteurs de fusée russes RD-180 pour ses lancements militaires.

Le général John Hyten, chef du Commandement spatial de l'armée de l'air américaine, a fait cette demande alors que les USA ont commencé à revoir le contrat qui les liait à la Russie en raison de la détérioration des relations avec Moscou après les événements en Crimée, selon l'agence de presse TASS. Si les législateurs approuvent la requête du Pentagone, c'est qu'ils n'auront pas trouvé d'alternative à ce moteur.

Hyten a déclaré que le Pentagone avait déjà officiellement demandé au congrès de porter des amendements au texte du 2015 National Defense Authorization Act adopté en décembre 2014. Ce dernier prescrivait à l'armée de l'air de passer d'ici 2019 à l'utilisation de moteurs américains pour remplacer le RD-180, et préconisait de limiter les achats en Russie. Le Pentagone insiste de facto sur un prolongement de quatre ans de la durée d'exploitation limite du RD-180 par le pouvoir législatif, explique le général.

"Nous avons proposé au Congrès un texte qui nous fera traverser une période de 18-22 ans. Nous lui avons demandé de changer le texte de la loi pour permettre à la société américaine United Launch Alliance de profiter tout de même du contrat pour l'acquisition des moteurs RD-180 en Russie, qui n'a pas été entièrement payé au moment du début des débats à Washington sur l'exploitation à terme de ce moteur par le Pentagone", note John Hyten.

Les moteurs RD-180 équipent les fusées Atlas 5, qui lancent sur orbite des satellites américains civils et militaires. Ces fusées sont fabriquées par United Launch Alliance – une coentreprise des géants Lockheed Martin et Boeing. Le montant total de l'accord avoisine les 11 milliards de dollars.

La tension dans les relations entre Moscou et Washington, survenue après l'intégration de la Crimée à la Russie, a poussé les parties à revoir leurs projets spatiaux communs. La question de l'utilisation des moteurs russes faisait partie des plus discutées: leur utilisation par les Atlas pour le lancement de satellites militaires a transformé ce problème en question de sécurité nationale. Le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine avait même proposé d'interdire l'exportation des RD-180.

En septembre 2014, le Pentagone a commencé à préparer ses recommandations pour la recherche d'une alternative. Le 19 novembre, l'agence de presse Reuters révélait que le fournisseur de moteurs de fusée aux USA, l'homme d'affaires russe Iouri Kovaltchouk, figurait sur la liste noire des sanctions occidentales. La

société NPO Energomach a démenti ces suppositions. En décembre, les sources de Reuters affirmaient que

le Pentagone était prêt à allouer plus de 200 millions de dollars pour l'élaboration d'une alternative.

http://fr.sputniknews.com/defense/20150429/1015878190.html#ixzz3aasAGJl5

SANCTIONS ANTIRUSSES ? LES AFFAIRES AMÉRICAINES VONT BIEN, MERCI !

BY BAUDOUIN LEFRANC

01/04/ 2015 : Nous évoquions il y a déjà quelques mois… à quel point la politique américaine en matière de sanctions antirusses est caractérisée par l’expression « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Les États-Unis continuent à largement s’exempter des sanctions auxquelles ils poussent pourtant l’Union européenne avec insistance.

« Ce n’est pas le moment de faire des affaires avec la Russie. » a communiqué le Département d’Etat américain au sujet des ententes intervenues fin février entre les présidents chypriote et russe. Les États-Unis se permettant une fois de plus d’appeler l’Europe à renoncer à la coopération économique avec la Russie, le député russe Alexeï Pouchkov, président de la commission parlementaire de la Douma pour les affaires étrangères, a ironisé sur Twitter : « Les échanges entre les États-Unis et la Russie ont progressé de 7% en 2014. Ils exercent des pressions sur l’U. E. et font dans le même temps de l’argent. Pourquoi McDonald’s et Coca-Cola ne soutiennent pas les sanctions d’Obama et ne nous débarrassent pas de leurs produits ? Ils seraient fidèles aux principes, et nous en meilleur santé. »

C’est ainsi que le groupe pétrolier américain ExxonMobil continue tranquillement à travailler en partenariat avec l’entreprise publique russe Rosneft sur un puits de forage en mer de Kara.

Autre exemple : le constructeur aéronautique américain Boeing continue allègrement à travailler avec le consortium russe Aviation Equipment. Aucun des programmes de coopération entre les deux sociétés partenaires n’a été abandonné à cause des sanctions réciproques décrétées par les gouvernements américain et russe.

Et pendant ce temps, l’Espagne, la Grèce et d’autres pays se plaignent du prix à payer pour les sanctions antirusses imposées par l’Union européenne. Pendant ce temps également, le Mistral devant être livré à la Russie l’année dernière attend toujours à Saint-Nazaire, les chantiers navals DCNS/STX déboursant 2,5 millions d’euros par mois pour son entretien et sa sécurité.

http://www.medias-presse.info/sanctions-antirusses-les-affaires-americaines-vont-bien-merci/28731

 

Les chinoiseries

01/07/2014 

Le yuan en sortirait gagnant

L'affaire BNP Paribas inspire justement Vladimir Poutine, qui voit la sanction infligée à la banque française comme un "chantage" pour que la France renonce à la livraison à la Russie des navires de guerre Mistral qu'elle lui a vendu. Par ailleurs, le président russe veut intensifier ses relations économiques avec la Chine. Peut-il convaincre les européens qu'il est leur véritable allié? "Les Américains se sont tirés une balle dans le pied", assure Jacques Sapir. "L'affaire Paribas va précipiter l'abandon du dollar comme monnaie de transaction internationale". Si cette bascule a lieu, ce n'est pas à l'euro qu'elle profitera, mais au yuan chinois, qui vient de le devancer comme deuxième monnaie pour les transactions internationales. "De nombreuses banques des pays émergents m'assurent qu'elles ne veulent plus travailler en dollar. Dans les six mois qui viennent, toute une série de transactions dans les pays du Golfe basculeront dans le système russo-chinois", conclut Jacques Sapir. 

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/amende-bnp-paribas-l-europe-peut-elle-defendre-ses-banques_1555912.html

 

30/11/2015 : ...FMI a approuvé, lundi 30 novembre 2015 à Washington, l’inclusion de la monnaie chinoise, le renminbi (RMB) ou yuan, dans les droits de tirage spéciaux (DTS), le panier de devises qui sert d’actif de réserve international à l’institution. A partir du 1er octobre 2016, date à laquelle cette mesure est censée devenir réalité, les 188 États membres du Fonds pourront échanger des DTS contre les cinq monnaies dites « librement utilisables » – dollar, euro, livre sterling, yen et désormais le RMB – s’ils en ont besoin pour équilibrer leur balance des paiements.

…la Chine, qui en avait fait la demande en 2009, la décision du FMI vaut reconnaissance du poids de l’économie chinoise, la deuxième de la planète, sur la scène internationale.

Les devises qui composent les DTS doivent en effet répondre à deux critères :

- être émises par un pays clé en matière d’exportations de biens et de services,

- et être « librement utilisables », c’est-à-dire largement utilisées dans les transactions internationales et couramment échangées sur les marchés de changes.

http://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2015/11/30/pourquoi-le-fmi-integre-le-yuan-chinois-dans-son-panier-de-devises_4820404_1656941.html#eEtizfq0QdOMzLFC.99

 

23/11/2016Le yuan s'est placé en octobre à la sixième place du classement des paiements internationaux, reculant d'un cran par rapport à septembre 2016, pour représenter 1,67% desdits paiements. Avec une part de 1,82% le dollar canadien grimpe à la cinquième place. À titre de comparaison, la part du dollar américain dans ces paiements est de 40,55%, selon la plateforme...

Mais quels sont ces mécanismes qui permettent à certains pays de profiter de ces mêmes situations qui sont désastreuses pour les autres ? 

Dans le conteste des sanctions, c’est (entre autres !) l’extraterritorialité du droit... Lire dans le "DEBAT DU MOMENT"

 

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